Les voyages en voilier sont-ils vraiment éco-responsables ?

Max

écrit par Max • août 30, 2019

La plateforme #1 en Europe des voyages en voilier – Sailsquare – a réalisé un comparatif des émissions de carbone des principaux moyens de voyager afin de démontrer la pertinence de la démarche de Greta Thunberg mais aussi de mettre en évidence le degré d’éco-responsabilité des voyages en voilier comme alternative touristique et de transport.

Les résultats de l’enquête démontrent que le bilan carbone des 7000 km parcourus par l’activiste de 16 ans à travers l’océan Atlantique est proche de zéro, similaire à un trajet Paris-New York en vélo. De manière plus générale, le bateau à voile apparaît comme la solution la plus écologique pour voyager. En plus d’être 15x moins polluant que l’avion, les croisières en voilier s’inscrivent dans la tendance du Slow Travel : une nouvelle façon de voyager plus durable, plus locale, plus responsable et plus authentique.

 

L’impact carbone de la transatlantique de Greta Thunberg est proche de celui d’un aller Paris-New York en vélo !

Greta Thunberg a récemment débarqué à New York après 15 jours de traversée de l’atlantique à bord du voilier de course zéro-émission du skipper Boris Herrmann. Souvent critiquée pour son impact carbone lors de ses déplacements en avion, l’activiste de 16 ans a donc décidé de frapper fort en s’engageant dans cette aventure pour rejoindre le sommet de l’ONU sur le climat qui débutera le 23 septembre prochain. Selon nos estimations, le bilan carbone de son voyage est réellement proche de zéro avec moins de 1g de CO2 émis par passager par km.

Cette performance environnementale a été réalisée grâce à l’utilisation de la voile comme seul moyen de propulsion tout au long du trajet (7000km) et grâce à la technologie électrique innovante dont dispose le bateau Malizia sur lequel elle a embarqué. Les panneaux solaires et le générateur hydroélectrique ont permis de produire l’énergie suffisante à la traversée (pilote automatique, ordinateurs de bord, vérins hydrauliques) sans avoir à utiliser un groupe électrogène. Les rejets de CO2 minimes émanent donc de l’utilisation du moteur pour le départ et l’arrivée aux ports.Ce voyage est un réel défi sportif et technologique qu’a relevé Greta Thunberg, Boris Herrmann et son équipe Malizia. C’est un projet exemplaire qui amplifie le message incarné par Greta d’une prise de conscience globale des problématiques liées au climat et à la protection environnementale” commente Maxime Courtaigne, responsable international de Sailsquare.

 

Le voilier est 15x plus écologique que l’avion pour voyager

Tous les bateaux ne sont pas équipés des dernières solutions en matière de génération électrique, c’est pour cette raison qu’un voyage en voilier classique montre un impact carbone un peu plus important que celui de Greta. Le confort à bord des voiliers modernes nécessite plus d’énergie pour leur fonctionnement (réfrigérateur, système audio, cuisine) et donc sensiblement plus d’émissions. Selon nos estimations, le bilan carbone d’un voyage en voilier demeure cependant bien plus écologique que tous les autres modes de transport en termes de CO2. Ce faible impact environnemental est renforcé par le fait que “sur un voilier, une micro-société se met en place, codifiée par l’économie des réserves en eau, l’utilisation d’énergie avec parcimonie et la consommation de produit frais et locaux. Les ressources sont à utiliser avec modération et il n’est ainsi pas possible de prendre des douches à rallonge, de laisser les lumières allumés ou de rester des heures devant un écran” ajoute Marine Guillot, responsable France de Sailsquare. 

L’empreinte carbone d’un voyage ne capture pas l’intégralité des impacts sur l’environnement d’un mode de transport. Il est important d’intégrer à l’équation les infrastructures nécessaires à leur utilisation (aéroports, gares, routes, ports, etc.), les opérations de maintenance (vidanges, peintures de protection, remplacement de pièces, etc.) et les externalités négatives générées par l’usage (nuisances sonores d’une route, déplacement des population lors de la construction d’une voie ferrée, endommagement des fonds marins avec une ancre, etc.). Même s’il existe encore de nombreuses améliorations à réaliser, les voyages en voilier montrent des niveaux de pollution très faibles, bien inférieurs aux autres alternatives touristiques et de transport. 

 

Le Slow travel : une nouvelle façon de voyager plus durable, plus locale et plus responsable.

Cette initiative de Greta Thunberg soulève de nombreuses réflexions sur nos habitudes de voyages et leurs impacts sur l’environnement. Déplacements en avion, destinations lointaines, tourisme de masse, paquebots de croisière : de plus en plus de voix se lèvent pour l’émergence de nouvelles façon de voyager plus durables, plus locales, plus responsables et plus authentiques. Le slow travel est une notion apparue dans les années 2000. De la même manière que le slow food s’oppose au fast-food, le slow travel est une manière de voyager sur un rythme plus lent, en dehors des sentiers battus, en marge de la majorité des offres proposées par l’industrie touristique ces dernières années.

Vivre des vacances slow c’est avant tout adopter un nouvel état d’esprit en se mettant à l’écoute de ses aspirations profondes, en dessinant un voyage qui nous ressemble vraiment et qui respecte nos valeurs. Cette nouvelle tendance invite aussi à prendre conscience de son impact sur l’environnement lorsque l’on voyage. Il s’agit donc de réfléchir à une mobilité respectueuse. “À l’heure où tout va très vite, où il faut faire le plus d’activités possible, on a parfois besoin de ralentir et de lever le pied. Cet état d’esprit mise sur un nouveau luxe, celui de prendre son temps. Pour qui ne la jamais vécu, il doit être difficile de se représenter un moment de déconnexion totale. On se dit souvent pendant les vacances que l’on va se reposer, se déconnecter… en réalité, c’est bien souvent l’inverse qui se produit. Sur un bateau, au milieu de l’océan on retrouve ce luxe. C’est ça la magie des vacances en voilier” conclut Marine Guillot, responsable France de Sailsquare. 

 

Enquête : résultats et calculs détaillés

Les principales sources d’information utilisées pour ce rapport sont les suivantes :

  • BEIS UK : pour toutes les informations liées aux émissions de CO2 par moyen de transport
  • Vestforsk : pour les informations liées aux émissions de CO2 pour les paquebots
  • Boris Herrmann : pour toutes les informations liées au voilier Malizia et à l’aventure de Greta Thunberg

Les données liées aux émissions d’un voyage à la voile et de la transatlantique de Greta Thunberg ont été calculées selon ces hypothèses :