Quoi faire contre le mal de mer ?

mai 19, 2017

Lorsque l’on va à la montagne il est fréquent que l’altitude engendre un malaise. Pourtant beaucoup vous diront que le jeu en vaut la chandelle. Autrement dit, la beauté des paysages une fois en haut et l’expérience de l’ascension et de la descente font vite oublier ce mal des montagnes. Rares sont ceux qui regrettent. Il en va de même pour la navigation sur un voilier. De nombreux marins souffrent du mal de mer pourtant pour rien au monde il n’arrêteraient de naviguer.

Si vous avez tout de même besoin d’être rassuré, de partir en vacances sur un voilier sans craindre d’avoir le mal de mer, nous vous donnons quelques conseils très simples. Au travers de cet article, nous vous présentons les origines de ce mal des transports, et des solutions pour le soigner afin de pouvoir partir l’esprit tranquille.

Découvrez toutes les astuces.

 

Comprendre le mal de mer

Synonyme de détente, d’aventure ou d’évasion, une croisière en mer accueille parfois à son bord un hôte imprévu. Que vous sortiez pour quelques heures ou pour une escapade plus longue, vous connaissez sûrement ce mal qui a le don de s’inviter quand on ne s’y attend pas… La naupathie, nom officiel du mal de mer, est ressentie sur une embarcation en mer et due à un défaut de synchronisation des informations envoyées à l’oreille interne. Les effets ressentis sont variables d’une personne à l’autre et peuvent être plus ou moins intenses, allant du simple vertige jusqu’à des vomissements.

Imprévisible, le mal de mer touche aussi bien les grands navigateurs, les skippers professionnels, que les pêcheurs ou les plaisanciers occasionnels. Centre de l’équilibre, l’oreille interne reçoit en effet des informations contradictoires : le corps perçoit le mouvement de balancier de l’eau, alors que les yeux perçoivent les contours du bateau qui semblent fixes, ce qui déclenche la naupathie. Des facteurs psychologiques peuvent également entrer en ligne de compte. Le fait de se rappeler avoir eu un fort mal de mer ou d’être angoissé à l’idée d’être malade, peut favoriser son apparition. Afin de mieux profiter de vos croisières ou virées en mer, Sailsquare vous propose quelques astuces contre la naupathie.

Les astuces pour éviter d’avoir le mal de mer

En moyenne, 25 % des personnes sont touchées par ce mal lors d’un voyage en mer. Si le mal de mer commence à se faire sentir, mettez vous à l’air frais. Prenez l’air autant que possible, mais attention à ne pas forcer votre respiration, l’hyperventilation peut donner des vertiges. Une fois dehors, l’idéal afin de lutter efficacement contre le mal de mer est de se placer au centre du voilier. Effectivement, pour des raisons de physique, le centre du bateau est la partie la plus « stable ». En vous rapprochant du centre du bateau, vous pourrez donc limiter les mouvements à l’origine du mal de mer. Assurez de ne pas avoir froid, couvrez-vous si nécessaire.

Ensuite, regardez au loin et fixez l’horizon pour diminuer les sensations de vertige. L’important est de retrouver la sensation d’équilibre. En plus de ça, sachez qu’être en pleine forme diminue le risque de  « tomber malade ». Ainsi, une bonne alimentation s’impose afin d’éviter le mal de mer. De la même manière, pensez à vous hydrater régulièrement par petite gorgée d’eau et à ne pas vous exposez trop au soleil. La fatigue accentue le  mal de mer. Il est important de bien se reposer avant d’embarquer mais également pendant votre séjour et de vous relaxer. Le stress ou la peur augmente votre probabilité d’être malade. Détendez-vous!

Il existe un moyen mémotechnique pour se souvenir des 4 derniers conseils. C’est la théorie des 4F : pour ne pas avoir le mal de mer, évitez d’être Fatigué, d’avoir Faim ou Froid ou d’avoir la Frousse (peur/stress).

Lutter naturellement contre le mal de mer

Si vous n’avez pas le pied marin et que vous préférez avoir recours à mère nature pour combattre vos nausées durant votre voyage en mer, pas de souci : il existe pour vous de nombreuses solutions 100 % naturelles. Le rhizome de gingembre est particulièrement efficace pour lutter contre les vomissements provoqués par le mal de mer en bateau. Les huiles essentielles, de citron ou de menthe poivrée, sont également très utiles. Il suffit d’appliquer quelques gouttes sur le poignet ou sur un mouchoir et d’inhaler. La marjolaine est en outre connue depuis longtemps pour ses propriétés calmantes. Quelques gouttes d’eau de mélisse sur un sucre peuvent aussi faire l’affaire. Boire de l’eau, manger des pommes vertes ou des bananes, contribueront également à vous apaiser et vous relaxer, tout comme mâcher du chewing-gum. Enfin, pour éviter la survenue du mal de mer, pensez à ne pas trop manger avant le départ et adoptez une bonne posture, de préférence au grand air, debout, en fixant un point loin devant vous.

Les remèdes conventionnels contre le mal de mer

Si dès les premières heures ou premiers jours de navigation, des symptômes variables dans leur nature apparaissent : nausées, vomissements, frissons dus à une sensation de froid ou de chaud, pâleur du visage, sueurs… pas de panique ! Pour lutter contre ces symptômes, il existe différentes sortes de médicaments, en comprimés, sirops, patchs ou suppositoires, simples à glisser dans votre sac au moment du départ. Avant d’opter pour cette solution, même sans ordonnance, il est toutefois important d’en parler à votre médecin ou votre pharmacien.
Les antiémétiques agissent contre les nausées et les vomissements. Si vous vomissez régulièrement au cours de votre périple en mer, n’oubliez d’ailleurs pas de bien vous hydrater. Les antihistaminiques utilisés habituellement contre les allergies ont, quant à eux, un effet secondaire particulier : la somnolence, qui permettra de mieux supporter le voyage. Les marins professionnels ou toute personne devant garder sa vigilance en éveil devront donc s’abstenir d’en prendre ! Le patch, prescrit par un médecin, agit jusqu’à trois jours, tandis que l’homéopathie combat le mal de mer sans créer de somnolence et peut être prise par des femmes enceintes ou des enfants en bas âge.