Croisières d’observation des cétacés avec le WWF : découvrez les 8 cétacés que vous pourriez rencontrer !

décembre 21, 2021

Nous avons l’habitude de les appeler dauphins et baleines, mais leur classification n’est pas si triviale : quels sont ceux que vous pourriez rencontrer lors d’une croisière d’observation des cétacés avec le WWF ?

Il existe deux sous-ordres de cétacés : les mysticètes et les odontocètes. Les mysticètes, ou « cétacés à moustaches », sont équipés de fanons, des structures en kératine situées dans la mâchoire supérieure qui agissent comme un tamis, permettant de filtrer le plancton dans l’eau – la principale source de nourriture des mysticètes. Les mysticètes comprennent, entre autres, la baleine à bosse, la baleine franche, le petit rorqual et la baleine bleue.

Les odontocètes, ou « cétacés à dents », en revanche, ont de dents et se nourrissent principalement de poissons et/ou de calmars. Ils se caractérisent également par leur capacité exceptionnelle à percevoir leur environnement grâce à l’écholocation, c’est-à-dire la « vision » par la perception des sons. Les odontocètes comprennent les orques, les cachalots, les grands dauphins, les stenellas, les grampus et les globicéphales. La mer Méditerranée est un hotspot de biodiversité insoupçonné pour les cétacés.

Dans le Mare Nostrum, il existe 8 espèces régulières d’odontocètes et de mysticètes que vous pourrez peut-être observer à bord d’une croisière d’observation des cétacés organisée par WWF Travel en collaboration avec Sailsquare. Apprenons à mieux les connaître !

Le petit rorqual

Le petit rorqual est le mysticète le plus commun en mer Méditerranée et le deuxième plus grand animal de notre planète (après la baleine bleue). L’adulte peut atteindre une longueur de 25 mètres et un poids de 80 tonnes. Malgré sa taille, c’est un animal rapide. Il peut nager jusqu’à 40 km par heure.

Sa technique de chasse est particulière : il s’approche à grande vitesse d’un banc de krill pour sauter dans la partie la plus épaisse du banc. Puis, en étirant la région de la gorge, qui peut même doubler le diamètre de la partie avant du corps, il avale de l’eau et du krill. En Méditerranée, l’UICN considère le petit rorqual comme vulnérable (2010), mais pas encore en danger d’extinction.

Le Cachalot

Le cachalot est le plus grand animal vivant doté de dents : il en possède entre vingt et vingt-six paires, et chaque dent, en forme de cône, peut mesurer entre huit et vingt centimètres et peser environ un kilo. La tête du cachalot est énorme et carrée : elle occupe environ un tiers de la longueur totale du corps et possède le plus gros cerveau de tous les animaux de la planète ! Cet énorme spécimen est le plus grand des odontocètes et peut mesurer jusqu’à 18 mètres de long.

Les cachalots dorment verticalement, la tête vers la surface de l’eau, restant dans la colonne d’eau en flottabilité neutre. Le cachalot se nourrit principalement de calmars, du plus petit au plus grand, dont le célèbre calmar géant (Architeuthis dux) avec lequel il se livre à des combats légendaires et fascinants dans les profondeurs. L’espèce ne semble pas être en danger d’extinction, bien qu’elle fasse toujours partie des espèces classées comme « menacées » dans la liste rouge de l’UICN (2006).

Baleine de Cuvier

La baleine de Cuvier a un corps plutôt trapu et une petite tête. Le corps de l’adulte, qui peut atteindre 6-7 mètres et 3 tonnes, est généralement couvert d’éraflures, en raison des combats entre mâles pendant la saison des amours. C’est une espèce qui se déplace en groupes d’au moins 2-3 individus. Il fréquente les zones de pleine mer et de talus où il peut trouver sa proie favorite : le calmar.

Les baleines de Cuvier sont des champions de la plongée : ce sont les mammifères qui atteignent les plus grandes profondeurs. En 2010, une plongée de baleine de Cuvier a été enregistrée à 2 992 mètres et a duré près de deux heures et demie. Il s’agit de la plongée la plus profonde et la plus longue jamais documentée pour un mammifère.

L’UICN a classé la baleine de Cuvier comme  » sans données suffisantes  » dans la liste rouge de pour la sous-population méditerranéenne (2006) : il n’existe pas de données cohérentes sur la taille et les tendances de la population.

Le globicéphale

Le globicéphale a un corps massif avec deux longues nageoires pectorales en forme de croissant. La tête globulaire a un front proéminent et se termine par un petit rostre. La peau est noire, blanchâtre dans la zone située entre la poitrine et le ventre. Sa taille maximale est de 8,7 mètres de long. Il se nourrit de calmars et de petits poissons.

Les globicéphales forment des bancs particulièrement importants de 10 à 40 individus, composés d’animaux tous apparentés par la lignée maternelle. Le groupe social comprend une femme leader à laquelle les autres membres du groupe se réfèrent.

L’évaluation, selon la liste rouge de l’UICN (2010), est « sans données suffisantes ».

Le Dauphin de Risso

Le dauphin de Risso peut mesurer entre 3 et 4 mètres de long et peser entre 300 et 500 kilos à l’âge adulte. Elle se caractérise par une fossette en forme de V qui s’étend de l’évent à l’extrémité du museau. Cette espèce a une préférence pour les eaux profondes, dans les zones où le fond marin descend abruptement et dans les canyons sous-marins.

Au fil des années, le corps se couvre de nombreuses cicatrices. On ne sait pas pourquoi les dauphins de Risso restent dans les grampus tout au long de leur vie. Ils sont très probablement dus à des interactions sociales entre individus, comme des morsures ou des combats.

L’évaluation, selon la liste rouge de l’UICN (2010), est « sans données suffisantes ».

Le Grand dauphin

Le grand dauphin a un corps effilé avec une nageoire dorsale disposée à mi-hauteur du corps. Ce dauphin peut mesurer jusqu’à 3 mètres de long et peser jusqu’à 300 kilos. Il nage en groupes de 2 à 15 individus et préfère les eaux peu profondes, les lagunes et les estuaires.

La sociabilité de la mère a une grande influence sur le caractère futur du petit : les femelles seront le miroir de la mère, tandis que les mâles seront le contraire, de sorte que les mères très sociables produiront des filles sociables et des fils qui évitent les contacts sociaux. Au contraire, les mères solitaires engendreront des femelles solitaires et des mâles sociables. Le baby-sitting existe chez les grands dauphins, une femelle s’occupant des petits de l’autre pendant qu’elle part à la chasse.

L’UICN a classé le grand dauphin comme « vulnérable » dans la liste rouge (2009) pour la sous-population méditerranéenne.

Le Dauphin bleu et blanc

Le dauphin bleu et blanc a une forme élancée, une tête avec un front bas et un museau fin. Le dos est gris foncé et la partie ventrale est pâle. Il atteint une longueur de 2,6 mètres et un poids de 160 kilos. Cette espèce peuple le milieu pélagique, les eaux profondes de l’escarpement, mais on la trouve aussi près des côtes où la bathymétrie baisse rapidement. Il se nourrit de calmars et de petits poissons. Il peut aller jusqu’à 200 mètres de profondeur pour chasser.

Le dauphin bleu et blanc est l’acrobate des mers. Il pratique le roto-tail, c’est-à-dire qu’il saute très haut hors de l’eau en faisant des mouvements circulaires avec sa queue. Il effectue également des sauts périlleux, des pirouettes et des sauts périlleux sur le ventre à la surface de l’eau.

Le dauphin bleu et blanc méditerranéen, considéré comme une unité de conservation distincte de la population atlantique, est classé comme « vulnérable » dans la liste rouge de l’UICN (2010).

Le dauphin commun

Une petite tête et un museau long et fin : voilà le dauphin commun a une carrure élancée, u. Il a un dos gris foncé et un motif en sablier plus clair sur ses côtés. C’est un petit dauphin : sa longueur ne dépasse pas deux mètres et il pèse moins de 100 kilos. Il préfère la haute mer. On le trouve parfois en groupes mixtes avec d’autres espèces de dauphins dans des agrégations de 50-70 individus.

Ce cétacés n’a de commun que le nom. Il est l’une des espèces de cétacés les plus menacées de la Méditerranée et connaît un déclin dramatique dans les zones où il a toujours été localement abondant. La population méditerranéenne a diminué de plus de 50 % au cours des 30 à 45 dernières années.

La sous-population méditerranéenne de Delphinus delphis fait partie de la catégorie des espèces « menacées » (EN) de la liste rouge de l’UICN (2003).