Cuba en catamaran : une expérience humaine hors du commun

Alyzée

écrit par Alyzée • octobre 18, 2018

Ma première croisière avec Sailsquare !

Je m’appelle Alyzée Joy Montana, j’ai 26 ans et je viens de décrocher le job le plus cool du monde chez Sailsquare. Ma mission ? parcourir les mers du globe pour faire découvrir la magie des vacances en voilier au monde entier.

Tout a commencé un certain jeudi 1er mars avec mon arrivée dans les bureaux. Au programme ? Rencontrer l’équipe et prendre mes marques pendant quelques semaines avant de commencer à voyager. La réalité ? Un départ immédiat pour Cuba, dès le lendemain, afin de rejoindre un équipage sur un catamaran. Et oui, une place s’était libérée à la dernière minute…

A plus de 7000 km de l’hexagone, Cuba, l’île Caribéenne unique et hors du temps, pays de la salsa, du rhum et des cigares !

Dans un taxi entre Cienfuegos et Varadero, je fais route vers l’aéroport. Je clos mon premier chapitre avec Sailsquare : 10 jours sur un catamaran aux Caraïbes, j’ai l’impression d’avoir fait un voyage dans le temps !

Pour une première expérience, c’était extraordinaire !

Et voyez-vous, ce qui m’a le plus surpris ce n’est pas la beauté des paysages ou encore l’excitation de la navigation, non, c’est l’interaction humaine à bord.

Parce qu’embarquer avec de parfaits inconnus pour une aventure en pleine mer ça peut en freiner plus d’un. Au début, nous étions tous un peu réservé et nos échanges se limitaient aux deux trois banalités présentant nos identités respectives. Puis peu à peu, nous avons appris à nous connaître, à vivre ensemble et à partager. En l’espace d’une semaine, des affinités se sont créées et de simples étrangers nous avons développé une amitié.

Je ne m’attendais pas à ce que cette proximité nous permette de créer de tels liens et surtout aussi rapidement. C’est comme si le temps était décuplé à bord… Ces relations que certains qualifieraient d’éphémères, m’ont beaucoup touché. C’était court dans le temps, mais intense dans la façon de le vivre. Un sentiment qui me paraît indescriptible. Il faut le vivre pour le comprendre.

Au-delà de ça, les vacances en voilier c’est un tout autre monde !

Oubliez les stéréotypes, ce genre de voyage est loin d’être inaccessible ou inconfortable comme on pourrait l’imaginer.

Je partageais ma cabine avec Ella, une jeune voyageuse israélienne. Nous bénéficions de tout le confort nécessaire : un lit double, notre propre salle de bain et même des placards pour ranger nos affaires. Et c’est pareil pour les autres pièces : tout est très fonctionnel, on ne manque de rien, et l’espace est adéquat.

Chaque jour, est une nouvelle aventure !

Entre terre et mer, nous passions de la navigation à l’exploration de lieux idylliques. Hors des sentiers battus, loin des zones touristiques, nous étions tel des privilégiés au milieu d’endroits exceptionnels épargnées de toute empreinte humaine. Une fois, nous avons même pu approcher de près un faucon qui était lui-même trop occupé à guetter un clan d’iguanes chassant un « Hutia », une espèce de rongeur de la région.

De Cayo Largo à Cayo Rosario, nos journées étaient rythmées par des aventures impromptues.  Entre se faire réveiller par des locaux voulant nous vendre leurs pêches du jour, et partir avec l’annexe à la poursuite d’un couple de raies, nous étions de vrais pirates des caraïbes !

Quand je dis « pirates » je ne mâche pas mes mots ! Pour tout vous dire, il nous ai même arrivé de troquer une bouteille de rhum contre trois grosses langoustes à des pêcheurs… Du jamais vu ! Pendant un instant, j’avais l’impression de faire un deal avec Jack Sparrow !

Même si nous avons beaucoup apprécié ces langoustes grillées sur le BBQ du bateau, il nous arrivait aussi parfois de dîner à terre. Un soir, après une piña-colada sur la plage, nous avons goûté aux spécialités locales autour d’un buffet pittoresque. Principalement du poisson, mais cuisiné en différentes déclinaisons : brochettes, tartare, court-bouillon… De quoi ravir nos papilles !

Je me souviens aussi de ces nombreux couchers de soleil, un sentiment de nostalgie m’envahit à chaque fois que j’y repense… Ils étaient tous tellement magiques, de vrais chefs-d’œuvre ! Chaque soir, le ciel exposait sous mon regard passionné une toile différente : tantôt bleutée, tantôt orangée, laissant place à des nuances de couleur que je n’avais encore vu nulle part ailleurs. Telle une peinture aux touches pastelles, se dessinant sur l’horizon, je ne ratais aucun de ces instants enivrants.

Puis, s’estompant peu à peu, le crépuscule laissait place à la magie de la nuit. Si comme moi l’astronomie vous fascine, alors vous apprendrez qu’il n’y a pas de meilleur point de vue qu’un bateau au milieu de la mer. Là, l’environnement est dépourvu de toute pollution lumineuse. On peut ainsi contempler l’immensité céleste qu’offre une nuit sans lune.

Au petit matin, je partais en exercice sportif avec Tommaso. Sortie de la cabine, tout commençait par un plongeon dans cette eau turquoise. Petite nage le long de la plage, alternant brasse et crawl, avant de remonter sur le pont pour finir avec une demi-heure de renforcement musculaire. Un jour, il m’est même arrivé de troquer notre rituel matinal par un footing de 10 km sur la plage de Cayo Largo… Paysage insolite pour une course à pied, du mythe à la réalité !

En fin de compte, cette croisière a été riche en activités. Même pendant la navigation, chacun avait trouvé ses occupations et passes temps : de la méditation à la lecture, de l’exercice à l’apprentissage de la voile, de la pêche à la cuisine, de l’apéro à la danse…

Mais me voilà aujourd’hui dans ce taxi cubain, une Peugeot qu’on aurait classé voiture de collection dans l’Occident, et sur le chemin du retour je demeure pensive. Dans le rétroviseur, les souvenirs défilent un à un, et je repense à eux… Malheureusement, je n’avais pas prévu un tel attachement émotionnel, ce qui a rendu les au-revoir bien difficiles.

Mais après tout, c’est ça le secret du bonheur : l’interaction humaine !

Et comme le disait si bien Christopher McCandless : « Le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé. »